et voila on y est, demain je ferais officiellement partie des adultes.
étrange sensation pourtant
je ne sais pas si j'en ai vraiment envie, dire que mon enfance est finie...
dire que je vais devenir un de ces vieux qui ont perdu toute trace d'enfant et d'idéalisme en eux, qui subissent leur vie à chaque instant, qui mettent la faute sur la société mais qui eux mêmes n'ont pas envie de changer leur métro-boulot-dodo...
qui voient la vie avec ses risques, ses peurs, ses malaises, les frais a payer; ils en oublient l'essentiel, vivre.
croire que chaque jour est le même, qu'il ne changera plus... c'est faire partie d'un monde perdu...
est ce qu'au fond on a bien vécu son enfance? en a t'on profité pleinement? n'a t'on pas gaché ses précieuces secondes de bonheur en minutes de malheur?
est t'on vraiment certain que la vie c'est l'abandon de ce qui est révolu?
gardera t'on dans 40 ans cette étincelle qui fait briller les yeux d'émerveillement devant quelque chose de nouveau tel un enfant qui découvre que ça marche? ne finira t'on pas blazé comme tous ces fous qui marchent infiniment dans la même morne habitude?
peut il y avoir encore un feu en nous qui nous dit que ce n'est pas fini?
un enfant, c'est la peinture du bonheur avec toutes ses facettes, l'innocence et l'inconscience, l'immaturité dans la vie et la sincère vérité...
c'est voir dans leurs yeux que le monde n'est pas révolu, qu'il y a ce feu qui brule toujours
doit on alors éteindre cela par des phrases clichés que l'on utilise pour prouver que l'on est sois disant plus sage? la sagesse de l'etre humain c'est d'etre innocent dans les yeux d'un enfant...
mais toutes les bonnes choses ont une fin et les meilleures choses sont les plus courtes... est ce pour cela que la période qui va de la fin de l'enfance jusqu'a la mort est si longue? est ce un présage?
ne doit on pas changer les rouages des idées préconçues? ne faut il pas changer les idées fixes et les transformer en idéaux?
changer le monde ne tient qu'à nous, il faut le vouloirtous les hommes naissent fous, certains le demeurent
SAMUEL BECKETTje suis heureux je vous jure, demain j'ai 18 ans :-D
j'avais envie de mettre ça parce que ça m'énerve de dire que c'est ainsi que ça ne changera pas, que ça sera toujours pareil quoi qu'on fasse et le pire c'est que ce sont ceux qui ont le plus les moyens pour faire changer ça qui subissent le plus...